Il y a quelques temps de cela je te racontais dans un de mes articles, combien il était difficile d’arriver à arrêter la cigarette. J’étais en passe de devenir non-fumeuse mais le chemin a été long jusqu’à mes 4 mois de sevrage.

Peut-être que tu es fumeur, ou non. Peut-être que tu as envie d’arrêter cette mauvaise habitude, ou pas. Dans tous les cas j’avais envie de partager mon expérience avec toi et te raconter ce qui a été efficace pour moi et pour arrêter définitivement la cigarette.


Ce qu’il faut savoir c’est que chacun est différent. Il n’existe pas de « formule miracle » pour arrêter la cigarette. Certains n’auront besoin que de leur volonté pour arrêter, d’autres auront besoin de substituts, certains se lèveront tout simplement un jour et ne fumeront plus jamais de leur vie. A toi de trouver ton truc bien à toi pour arrêter.

Déjà ce qui pour moi a été le plus difficile c’est la culpabilité. La culpabilité après chaque « craquage ». Se sentir minable, oui oui, vraiment minable. Penser n’avoir aucune volonté, être faible, ne pas tenir les promesses qu’on se fait à soit même. C’est très difficile. Mais ce qu’on oublie souvent c’est que dans tout changement important de sa vie, il y a un grand travail psychologique à réaliser en amont.
C’est ce travail qui m’a permis d’arrêter de culpabiliser et qui m’a permis de trouver justement cette force et cette volonté au fond de moi.

Dans mon précédent article sur le sujet, je te confiais m’être fait la promesse d’arrêter la cigarette pour mes 30 bougies, le jour où j’ai fumé pour la première fois. Cette promesse faite à moi même à commencée à me hanter à l’aube de mes 29 ans. Je me disais toujours : « ça va, j’suis large encore » ! J’ai finalement arrêté la cigarette il y a maintenant 110 jours. J’avais passé mes 30 bougies, mais pas les 31 ! Comme une sorte d’obsession de devoir absolument tenir cette promesse. Je me suis mis un pression dingue pour la tenir mais j’ai finalement compris que le cheminement était beaucoup plus important que le résultat. Un jour j’y arriverais c’est certain, pas besoin que ce soit absolument pour mes 30 ans.

Une fois avoir pris la décision d’arrêter, il faut savoir que pour certaines personnes, dont moi, il y aura beaucoup de « craquages ». Il m’a fallu 5 semaines à craquer tous les week-end à l’heure de l’apéro pour fumer ne serait-ce qu’un cigarette. Les premières fois je culpabilisais le lendemain et me disant que j’étais tellement idiote d’avoir réussi à tenir une semaine et craquer pour 2 cigarettes, que je n’ai en plus de ça pas apprécié sur le moment.

C’est cette envie, cette hésitation qui nous pousse à craquer. Il ne faut pas se leurrer, la cigarette est une drogue, et le manque de cette cigarette nous fait complètement oublier ce qui se passe autour de nous.

Quand je me retrouvais autour de la table basse, devant un bon verre de vin avec mon Choubi et que je le voyais rouler une cigarette tout en me racontant sa journée, je ne l’écoutais pas. Je le regardais rouler sa cigarette, comme si rien n’était important à part me focaliser sur sa cigarette. Je le regardais fumer et j’inhalais sa fumée, comme si j’étais à sa place. Parfois j’arrivais à tenir bon, parfois je lui demandais si je pouvais lui en piquer une, juste une.

Ca peut paraitre ridicule mais c’est bien la réalité. D’où cette culpabilité le lendemain. Se dire qu’on ne peut pas être capable de résister à si peu.

Après avoir craqué 2-3 fois, je me suis dis qu’il fallait que je trouve une solution en amont pour éviter ces craquages, car je savais au fond de moi qu’une fois se cap de la tentation passé, rien ne pourra plus m’arrêter et la cigarette deviendra un lointain souvenir.

J’avais déjà tenté certaines techniques ou lu certains livres qui pourraient m’aider mais cela n’a pas suffit. J’ai donc opté pour la méditation. Dès que je savais qu’il y avait un apéro de prévu, une soirée ou quelconque moment qui pouvait me tenter, je me faisais une petite séance de méditation.

C’est assez fou l’effet que cela a eu sur moi. Je n’ai fais qu’une seule séance. Et je n’ai plus jamais refumé de cigarette.

Une séance de 5 minutes, juste avant l’apéro, pour m’apaiser, calmer ma respiration, faire partir cette envie et se stress de pouvoir peut-être succomber. 5 minutes et j’ai tenu bon. Je n’ai pas craqué ce soir là et la satisfaction que j’en ai retiré le lendemain à la place de cette culpabilité m’a donné la force de continuer et de ne plus fumer.

Bien entendu il y a eu des moment où l’envie était là, et je pense qu’elle le sera peut-être toujours. Je comprends mieux la phrase des parents fumeurs à leurs enfants : « vaut mieux ne jamais commencer à fumer, tu t’en voudras toute ta vie sinon » ! C’est comme s’il y avait un détecteur qui pouvait s’activer à tout moment s’il est réveillé par la tentation.

Il m’est arrivé de demander à mon chéri ou à ma sœur aînée de me souffler la fumée au visage quand l’envie était trop forte ^^, mais je n’ai jamais refumé depuis cette séance de méditation. Plus le temps passe et aussi plus on se dit que ce serait dommage de craquer après 3 semaines de sevrage, 1 mois, 7 mois, 2 ans.

Aujourd’hui je ne demande plus à sentir la fumée de cigarette, je n’ai plus l’envie de fumer, ça me dérange même. Je suis devenue de celles qui aimeraient que les gens fument dehors ou d’ouvrir la fenêtre en même temps ; qui passe son temps à nettoyer les rideaux et les coussins du canapé parce que « BERCK ! la fumée froide, ça pu !« .

Il n’y a pas de secret pour arrêter la cigarette mais je pense qu’il est important de comprendre et d’écouter ses émotions, de trouver son propre mantra et sa propre technique et surtout de ne pas s’infliger de difficultés supplémentaires .

Comme pour tout, il faut essayer plusieurs choses avant de trouver ce qui fonctionne !