Cela faisait longtemps que je n’avais pas partagé mes dernières lectures et en un mois il y en a eu quelques unes !

Que ce soit après le boulot, aller s’installer sur la pelouse au bord des quais pour lire quelques chapitres avant de rentrer à la maison, se remettre sous la couette après le petit déjeuner les jours de pluie pour bouquiner le reste de la matinée. En ce moment, peut importe les tours que me fait la météo, je n’ai jamais eu autant envie de prendre le temps de lire dès que je le peux.

Alors c’est partie pour ma sélection !


Les possibles
de Virginie Grimaldi

Résumé :

Juliane n’aime pas les surprises. Quand son père fantasque vient s’installer chez elle, à la suite de l’incendie de sa maison, son quotidien parfaitement huilé connaît quelques turbulences.

Jean dépense sa retraite au téléachat, écoute du hard rock à fond, tapisse les murs de posters d’Indiens, égare ses affaires, cherche son chemin.

Juliane veut croire que l’originalité de son père s’est épanouie avec l’âge, mais elle doit se rendre à l’évidence : il déraille.

Face aux lendemains qui s’évaporent, elle va apprendre à découvrir l’homme sous le costume de père, ses valeurs, ses failles, et surtout ses rêves.

Tant que la partie n’est pas finie, il est encore l’heure de tous les possibles.

Avec un humour jubilatoire et une infinie tendresse, Virginie Grimaldi nous conte une magnifique histoire de transmission et de résilience.


Ce que j’en ai pensé :

Le thème principal (que je ne spoilerais pas ) ne me touche pas personnellement mais j’ai beaucoup apprécié la lecture de ce livre.

On retrouve bien entendu la légèreté avec laquelle Virginie Grimaldi nous expose parfois des sujets difficiles et aussi son humour qui me donne le sourire à chaque fois.

Tout au long de ce périple que Juliane vit avec son père, elle nous fait partager ses sentiments, ses doutes, ses frayeurs, ses angoisses, mais aussi ses souvenirs, ses moments de joie, ses rires.
Même pour une sujet difficile comme celui abordé ici, j’ai trouvé la lecture facile et prenante. J’ai eu envie d’appeler mon père à la fin du livre.

C’est un livre qui rapproche, qui nous questionne sur ce qui est inconnu, sur l’après, sur nos parents qui se sont toujours occupés de nous et dont nous allons devoir nous occuper un jour. On n’est jamais préparé à ça.

Encore une belle surprise de la part de l’auteure, qui ne cesse de me surprendre tant les sujets qu’elle aborde sont nombreux et la façon de raconter différente à chaque fois.


Le parfum des fleurs la nuit
de Leïla Slimani

Résumé :

Comme un écrivain qui pense que « toute audace véritable vient de l’intérieur », Leïla Slimani n’aime pas sortir de chez elle, et préfère la solitude à la distraction. Pourquoi alors accepter cette proposition d’une nuit blanche à la pointe de la Douane, à Venise, dans les collections d’art de la Fondation Pinault, qui ne lui parlent guère ?

Autour de cette « impossibilité » d’un livre, avec un art subtil de digresser dans la nuit vénitienne, Leila Slimani nous parle d’elle, de l’enfermement, du mouvement, du voyage, de l’intimité, de l’identité, de l’entre-deux, entre Orient et Occident, où elle navigue et chaloupe, comme Venise à la pointe de la Douane, comme la cité sur pilotis vouée à la destruction et à la beauté, s’enrichissant et empruntant, silencieuse et raconteuse à la fois.

C’est une confession discrète, où l’auteure parle de son père jadis emprisonné, mais c’est une confession pudique, qui n’appuie jamais, légère, grave, toujours à sa juste place : « Écrire, c’est jouer avec le silence, c’est dire, de manière détournée, des secrets indicibles dans la vie réelle ».

C’est aussi un livre, intense, éclairé de l’intérieur, sur la disparition du beau, et donc sur l’urgence d’en jouir, la splendeur de l’éphémère. Leila Slimani cite Duras : « Écrire, c’est ça aussi, sans doute, c’est effacer. Remplacer. » Au petit matin, l’auteure, réveillée et consciente, sort de l’édifice comme d’un rêve, et il ne reste plus rien de cette nuit que le parfum des fleurs. Et un livre.


Ce que j’en ai pensé :

Je n’étais même pas au courant de cette sortie, de ce livre. Je n’avais pas l’intention d’acheter un livre, pas aujourd’hui, pas ce mois-ci. Puis je suis tombée dessus par hasard, le regard de Leïla Slimani sur cette photo m’a interpellée, comme appelée. Puis j’ai lu le titre et il m’a parlé aussi.

La texture du livre est réconfortante, comme si je savais déjà que j’allais l’aimer celui-là, comme si j’allais le garder tel un trésor. Et puis j’ai retourné le livre et lu le synopsis… J’ai appuyé le livre contre mon cœur et me suis dis que c’était exactement ce dont j’avais besoin pour aller mieux.

Encore une auteure dont je ne suis jamais déçue de la lecture. C’est toujours différent, tantôt roman tantôt autobiographique, j’adore. Ce livre tout particulièrement. Il m’a touché, vraiment.

On apprend beaucoup de chose sur l’inspiration et la vie d’un écrivain. Les photos, les odeurs, les voyages, les citations. Mais également sur l’Art et ce que cela peut déclencher chez chacun d’entre nous. La perception de l’art, qu’on l’aime ou non, qu’on l’appréhende, il nous questionne, nous ramène à notre propre histoire, nos propres valeurs, nos limites, nos blocages. J’ai trouvé cela très intéressant et enrichissant.

L’auteure questionne aussi sur les apparences, les clichés, les idées reçues que l’on peut se faire et comment cela ne tient qu’à nous de voir les choses autrement, de rester ouvert à l’inconnu et ne jamais être sur de soi.

C’est sur, ce livre là restera l’un de mes livres de chevet.


Journal de guerre écologique
d’Hugo Clément

Résumé :

« Nous savons que l’Humanité fait face au plus grand défi de son histoire. Nous savons que les écosystèmes dont nous dépendons menacent de s’écrouler. Nous savons qu’il y a urgence. Le doute n’est plus d’actualité.
Chaque jour, au coin de la rue ou à l’autre bout de la planète, un nouveau front s’ouvre. Partout, des femmes et des hommes ont décidé de se lever pour sauver ce qui peut encore l’être, ou pour poser les bases d’un nouveau monde. Qu’ils soient scientifiques, activistes, militaires, ou lanceurs d’alerte, ils mettent toutes leurs forces dans la bataille.
Leur victoire sera la nôtre, leur défaite aussi. Allons renforcer leurs rangs. Unissons-nous pour faire basculer la balance du bon côté. Ensemble, nous pouvons remporter cette nouvelle guerre mondiale. »

Auprès de celles et ceux qui s’engagent sur le front de l’environnement, Hugo Clément dessine une carte stratégique des actions à mener.
La Terre restera-t-elle une planète habitable pour notre espèce ? Tel est l’enjeu de notre dernier combat.


Ce que j’en ai pensé :

Petite déception pour ce dernier car j’ai trouvé que c’était un résumé des émissions qu’Hugo Clément présente sur France Télévision, « Sur le Front ». Si comme moi, toutes les émissions ont été visionnées, on apprend pas grand chose de plus finalement. Mais cela reste une bonne approche pour ceux qui n’ont pas vu les émissions et qui n’ont pas la télé (oui oui, ça existe de plus en plus ^^).

Dans ce livre on arrive à voyager avec Hugo, on comprend les enjeux écologiques d’un pays à l’autre, souvent dans des pays pauvres, c’est un fait.

On y parle du trafic de vaquitas comme des coupes rases dans les forêts françaises. Tout y passe, ce n’est donc pas tourné uniquement sur la protection des animaux mais sur les écosystèmes en général.

Je suis tout de même ravie que ce livre existe car j’apprécie énormément le travail d’Hugo Clément et ses équipes que je suis de près sur les réseaux sociaux pour me tenir informé sur le sujet et participer activement aux changements que je veux pour la planète et la société actuelle.