Pause lecture !

Un peu de lecture morbide en ce mois d’octobre ? 👻

J’avoue que mes dernières lectures parlent de meurtres, d’intoxication aux champignons et de morts de nos grands hommes et grandes dames ! Rien qu’ça ! 😆

J’ai souvent tendance à adapter mes lectures à la saison actuelle ou à mon état d’esprit. Alors je te rassure mon état est plutôt normal, c’est plutôt l’envie de frayeur d’halloween qui parle !

Bonne lecture ! 


Leïla Slimani

Chanson douce

chanson-douce
Karin Viard, dans le film « Chanson douce » de Lucie Borleteau.

Résumé :

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activités au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

A travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture.

Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant. 

Ce que j’en ai pensé :

Un livre que j’avais eu envie de lire en voyant la bande annonce pour le film, tourné avec Karin Viard que j’adore !

Un sujet pas très glamour puisqu’on parle ici d’un double meurtre sur enfants. Une histoire assez troublante car dans ce livre on ne parle quasiment pas de l’acte en lui même mais plutôt de toute cette relation qu’il y a eu entre cette nounou, Louise, et les enfants. Ce personnage qu’on apprécie dès le début de sa description, même si l’on connait la suite des évènements et qui petit à petit nous met de plus en plus mal à l’aise.

Par moments et en vue de ce que l’on apprend sur la vie de Louise, on pourrait comprendre son mal-être, se mettre à sa place. Mais on ne comprend tout de même pas ce qui va la pousser à un tel acte. Comment un être humain peut-il basculer aussi simplement ? Une question à laquelle Leïla Slimani essaye de nous répondre avec ce livre.

Une parenthèse sombre certes, mais incroyablement fascinante et agréable à lire.

Hâte de voir le film maintenant ! 😉
Et oui, je fais partie des gens qui préfèrent lire le livre avant de voir le film. Cela laisse plus de place à l’imaginaire et nous donne une chance de créer nos propres images.


Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux

Les derniers jours des grands hommes

Patrick Pelloux

Résumé :

« Après un premier volume plébiscité, Patrick Pelloux poursuit avec autant d’irrévérence que d’humanité ses autopsies des grands hommes. Mortellement savoureux…
A travers vingt et une chroniques entièrement inédites, Patrick Pelloux renfile sa blouse de carabin-chercheur passionné d’histoire et nous invite à une nouvelle promenade au chevet des grands hommes. Une promenade médicale, littéraire, politique, sociale, artistique… et un voyage plein de surprises. Jugez plutôt : on y croise un prophète (Mahomet), bien entendu des rois et des reines (dont François Ier et Marie-Antoinette), des poètes et des peintres (Verlaine, Van Gogh, Frida Kahlo), des musiciens (Claude Debussy, Billie Holiday), le cinéaste Pier Paolo Pasolini, Napoléon et Jean Jaurès, le grand chef indien Sitting Bull… Sans oublier un bel hommage à Charb, l’Ami.

Mélange d’empathie et de franc-parler, la plume aiguisée de Patrick Pelloux nous entraîne au gré des époques, des thèmes, des personnages, avec toujours le même plaisir d’apprendre en se distrayant. »

Ce que j’en ai pensé :

Un livre que j’ai mis un peu de temps à lire, parce que oui, lire la mort des gens c’est pas forcément une lecture qui met la patate. Mais cela dit j’ai beaucoup appris dans ce livre. J’ai appris la vie (et la mort of course) de certaines personnalités dont je ne connaissais pas grand chose finalement. Debussy, Frida, Félix Faure, Marie-Antoinette, Bourvil, … Pour certains je m’étais toujours dis que j’irai me renseigner plus tard et puis finalement le temps passe et je ne l’ai jamais fait. Aujourd’hui c’est chose faite !

J’ai aussi apprécié connaître les conditions de vie de l’époque. Après-Guerre, où on laissait souvent mourir les malades en pensant qu’ils guériraient tout seul. Parfois c’était presque un supo et au lit, pis bah ça a pas suffit hin, mort dans la nuit !

C’est certains qu’avec l’avancée de la médecine beaucoup de personnes aurait été épargnées, mais on n’est pas là pour réécrire l’histoire. C’est comme ça.

C’était tout de même très intéressant de suivre cette partie de vie, la dernière, qui n’est pas forcément la plus agréable, celle où l’on se sent souvent plus seul que jamais.

Le livre (sans en dire trop) se termine toutefois sur un beau message, un message universel et qui nous renvoi de l’espoir et nous donne finalement la patate. 🙂


Derniers mètres jusqu’au cimetière

Antti Tuomainen

Résumé :

À 37 ans, Jaakko a tout pour être heureux.
Jusqu’au jour où, lors d’une simple visite médicale, il apprend qu’il va bientôt mourir. La raison de ce triste verdict : quelqu’un l’empoisonne depuis longtemps à son insu.
Alors que cette annonce aurait suffi pour faire de cette journée la pire de sa vie, Jaakko n’est pas au bout de ses surprises.
En rentrant chez lui, il découvre sa femme sur la chaise longue du jardin en plein ébat avec le livreur de leur entreprise. Trop, c’est trop !
Jaakko décide d’utiliser les derniers jours qui lui restent pour enquêter lui-même sur son empoisonnement. Et nombreux sont ceux à avoir un mobile pour tuer celui qui est l’heureux propriétaire d’une société hautement rentable et spécialisée dans la culture d’un champignon : le matsutake. Une espèce particulière qui pousse en Finlande et dont les Japonais raffolent au point de l’acheter à des prix déraisonnables !
Le chemin de la vérité sera parsemé de morts, qui n’empêcheront pas Jaakko de garder en tête le plus important : c’est surtout dans les derniers mètres jusqu’au cimetière qu’il faut profiter de chaque instant.

Ce que j’en ai pensé :

J’ai découvert cet auteur dans un magazine trouvé par hasard et ce livre a été le premier de ma « to do read ».
La Finlande, des champignons, du suspens, ce côté un peu glauque et sarcastique qu’on aime lire durant la période d’Halloween.

Je n’ai pas été déçu ! J’ai trouvé l’idée assez surprenante, pleine de rebondissements jusqu’à la dernière page. On ne se doute de rien, on ne cherche même pas à savoir, on est tout simplement transporté au côtés de Jaakko.

Parfois je me suis retrouvé à poser mon livre sur ma table de chevet et me dire : « mais qu’est-ce que j’lis, là… » 😆

Une belle découverte et je me laisserai surement tenté par un autre de ses livres.


Voilà pour cette pause lecture ! J’espère qu’elle t’a plu et que cette période automnale te prévoit ces moments agréables, blotti auprès du feu (ou d’une bougie hin, on fait avec c’qu’on a ! ^^) avec un bon chocolat chaud dans une main et un bon bouquin dans l’autre ! 😉 🎃 🍄

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s