Pause lecture !

Bientôt les vacances ! Besoin de légèreté, de survoler quelques pages pour se détendre et pour s’évader si on n’a pas la chance de partir cet été.

Oui, mais quel livre ?!

Je t’ai préparé une sélection de 3 livres que j’ai lu récemment et qui je l’espère te plairont ou te donneront des idées pour tes prochaines lectures !

C’est parti mon kiki !


Tous végétariens !

D’Ovide à Ginsberg, petit précis de littérature végétarienne

Résumé :

Sait-on que Platon décrit une cité végétarienne au début de La République ? Que l’une des grandes héroïnes de Rousseau ne mange pas de viande ? Que Tolstoï consacre des pages entières aux abattoirs ?
La question du végétarisme – que notre époque semble nous poser comme si elle était inédite – apparaît dans un nombre remarquable d’œuvres littéraires et philosophiques depuis l’Antiquité. Présente chez Plutarque, Voltaire et Lamartine, elle traverse aussi les écrits de Thoreau, de Gandhi, de Kafka ou encore de Yourcenar.
Ce recueil est une invitation à reconsidérer le régime carné sous leurs auspices éclairés.

« Danse cet âge antique que nous avons appelé l’âge d’or, l’homme n’avait besoin pour être heureux que des fruits des arbres et des plantes que produit la terre. » (Ovide, Les Métamorphoses)

Ce que j’en ai pensé :

Un petit livre de 118 pages qui m’a été offert par ma mère (premier fournisseur principal de ma bibliothèque ^^), juste comme ça.

Végétarienne depuis maintenant 8 mois, cela m’intriguait de connaître l’avis des grands Hommes sur la question. Et je n’ai pas été déçu ! Je tenais à te partager cet extrait du Dictionnaire Philosophique de Voltaire, qui est, je trouve, criant de vérité :

« Il remontre à Firmus qu’en s’abstenant de la viande et des liqueurs fortes on conserve la santé de l’âme et du corps ; qu’on vit plus longtemps et avec plus d’innocence. Toutes ses réflexions sont d’un théologien scrupuleux, d’un philosophe rigide, et d’une âme douce et sensible. On croirait, en le lisant, que ce grand ennemi de l’Eglise est un Père de l’Eglise.
Il ne parle point de métempsycose, mais il regarde les animaux comme nos frères, parce qu’ils sont animés comme nous, qu’ils ont les mêmes principes de vie, qu’ils ont ainsi que nous des idées, des sentiments, de la mémoire, de l’industrie. Il ne leur manque que la parole ; s’ils l’avaient, oserions-nous les tuer et les manger ? Oserions-nous commettre ces fratricides ? Quel est le barbare qui pourrait faire rôtir un agneau, si cet agneau nous conjurait par un discours attendrissant de n’être point à la fois assassin anthropophage ? »

Je tiens à préciser également qu’il y a quelques passages assez difficiles à lire… Notamment le passage des Plaisirs Cruels de Léon Tolstoï ou encore Comme une bête de Joy Sorman. Là ça parle abattoirs, violence infligée aux animaux, cruauté… Malheureusement, c’est bien la vérité.

Personnellement j’ai déjà regardé (vite fait, c’est insoutenable pour moi de voir ça) des vidéos d’abattoirs ou de cruauté envers les animaux et je n’y arrive plus. J’ai compris, mais je ne peux plus regarder. Malheureusement, on en est encore là aujourd’hui, où il faudrait mettre son nez dans sa merde pour pouvoir ouvrir les yeux.

Ce petit livre qui se lit rapidement est intéressant car on y comprend bien que le végétarisme n’est pas devenue une « tendance » du XXIème siècle. Non, il était présent bien avant que nous, contemporains, nous mettions à manger de la chair animale.

Pour finir, j’aimerais partager un autre extrait, cette fois de Marguerite Yourcenar, qui, là aussi, me paraît être une évidence 😉 :

« […] J’ai évoqué un peu longuement le drame de l’animal et ses causes premières. Dans l’état présent de la question, à une époque où nos abus s’aggravent sur ce point comme sur tant d’autres, on peut se demander si une Déclaration des droits de l’animal va être utile. Je l’accueille avec joie, mais déjà de bons esprits murmurent : « Voici près de deux cents ans qu’à été proclamée une Déclaration des droits de l’homme, qu’en est-il résulté ? Aucun temps n’a été plus concentrationnaire, plus porté aux destructions massives de vies humaines, plus prêt à dégrader, jusque chez ses victimes elles-mêmes, la notion d’humanité. Sied-il de promulguer en faveur de l’animal un autre document de ce type, qui sera – tant que l’homme lui-même n’aura pas changé -, aussi vain que la Déclaration des droits de l’homme ? » Je crois que oui. Je crois qu’il convient toujours de promulguer ou de réaffirmer les Lois véritables, qui n’en seront pas moins enfreintes, mais en laissant ça et là aux transgresseurs le sentiment d’avoir mal fait.
« Tu ne tueras pas. » Toute l’histoire, dont nous sommes si fiers, est une perpétuelle infraction à cette loi.
« Tu ne feras pas souffrir les animaux, ou du moins tu ne les feras souffrir que le moins possible. Ils ont leurs droits et leur dignité comme toi-même », est assurément une admonition bien modeste ; dans l’état actuel des esprits, elle est, hélas, quasi subversive. Soyons subversifs. Révoltons-nous contre l’ignorance, l’indifférence, la cruauté, qui d’ailleurs ne s’exercent si souvent contre l’homme que parce qu’elles se sont fait la main sur les bêtes. Rappelons-nous, puisqu’il faut toujours tout ramener à nous-mêmes, qu’il y aurait moins d’enfants martyrs s’il y avait moins d’animaux torturés, moins de wagons plombés amenant à la mort les victimes de quelconques dictatures, si nous n’avions pas pris l’habitude de fourgons où des bêtes agonisent sans nourriture et sans eau en route vers l’abattoir, moins de gibier humain descendu d’un coup de feu si le goût et l’habitude de tuer n’étaient l’apanage des chasseurs. Et dans l’humble mesure du possible, changeons (c’est-à-dire améliorons s’il se peut) la vie. »


Quand nos souvenirs viendront danser

Virginie Grimaldi

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Résumé :

« Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.

Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six : Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline.

Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos mémoires, nos vies -, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »

A travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.

Ce que j’en ai pensé :

Une auteure que j’apprécie beaucoup, surtout depuis le livre « Chère mamie » qui m’avait fait mourir de rire.

Ce livre raconte les souvenirs d’une vie. Il est entrecoupé de passages de Marceline jeune, puis de Marceline plus âgée. On arrive au fur et à mesure de la lecture, à recoller les morceaux, à comprendre le pourquoi du comment, et surtout à nous rappeler les petits instants de la vie qui sont si importants.

Tout au long du livre (mais en particulier vers la fin), j’ai beaucoup pensé à mes grands parents. A tous ces petits souvenirs… La couleur vert olive de la moquette, le pain brioché grillé au petit matin, faire « coucou » par la fenêtre à ma maman qui fumait dans la cour, le sirop d’orgeat au goûter, l’égrainage de la lavande, se raconter des histoires au coin du feu l’hiver, les crêpes Suzette, … Tellement de souvenirs dans leur vie !

Ce que j’apprécie aussi dans ce livre c’est la grande part humoristique. J’ai beaucoup ri, comme toujours quand je lis les livres de Virginie Grimaldi. Là aussi j’ai entendu les petits piques de mes grands parents, les gros mots qui choquaient tellement plus sortant de leur bouche.

Bref, encore une fois un plaisir à lire et pour les vacances qui s’annoncent, c’est vraiment le top ! 😉


Journal intime d’un touriste du bonheur

Jonathan Lehmann

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Résumé :

Avocat d’affaire à Wall Street, amateur de fêtes et de drogues, Jonathan plaque tout du jour au lendemain pour partir à la recherche du bonheur. Pendant trois ans, il va à la rencontre de penseurs et de maîtres spirituels à travers le monde, et découvre la méditation, une pratique qui va bouleverser sa vie.

En novembre 2016, il s’envole vers l’Inde pour vivre une expérience radicale : « Vipassana », ou dix heures de méditation par jour, pendant dix jours. Dans un silence total.

Journal intime d’un touriste du bonheur est le récit de cette retraite et des trois mois de périple qui ont suivi. Dans ce carnet de voyage déjanté, Jonathan nous raconte ses tribulations à travers l’Inde : son : « shopping spirituel » d’ashram en ashram et de gourou en gourou, son coming out mystique, son apprentissage du sexe tantrique, son combat incessant contre la tyrannie du mental et les addictions…

Voyage initiatique et chronique spirituelle, ce livre irrésistible bouscule les genres littéraires autant que les consciences. Dans un style décomplexé, follement drôle, Jonathan Lehmann nous transmet la richesse des enseignements qu’il a reçus et qui nourrissent, chaque jour, son cheminement vers le bonheur.

Ce que j’en ai pensé :

Un livre que j’ai acheté dès sa sortie en 2018 et que j’ai énormément apprécié.

Dans ce livre Jonathan Lehmann se met à nu, parle de son intimité la plus profonde et nous aide à se reconnecter avec soi-même.

Ce que j’ai apprécié dans ce livre c’est le fait de vraiment faire ce voyage avec lui. On arrive à comprendre ce par quoi il a passé, on arrive à percevoir chaque détails, à comprendre les choix qu’il a pu faire pour aller jusqu’au bout de cette pulsion qui l’a poussé à partir.

Jonathan Lehmann est un homme comme un autre, il raconte ses failles, ses faiblesses, ses addictions et nous prouve que partir à l’autre bout du monde et revenir transformé peut bien arriver à chacun d’entre nous !

Je te le conseille vivement si tu ne l’a pas encore lu. En plus il sera parfait comme livre de vacances ! 👌

Voici une petite vidéo sur ce qu’il a pu apprendre durant son voyage et qui te donnera un peu le ton du livre en question :

Petit bonus bien-être : Jonathan Lehmann est le créateur des Antisèches du bonheur, une application qui te propose des méditations personnalisées ! 😉


Voilà pour les dernières idées lecture de l’année !

Encore plein d’autres idées pour les vacances et dont je te partagerais mon avis dès la rentrée. Si tu as des suggestions ou que tu souhaites partager tes envies lectures pour ces vacances, n’hésite pas à les partager en commentaires. 🤗

Durant ces deux mois d’été tu retrouveras, comme chaque semaine, 1 article tous les dimanches sur le blog et sur Facebook mais aussi les mantras du vendredi soir sur mon compte Instagram et quelques photos bonus !

A très vite !

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