La solitude

L’autre jour, le jour qui a suivi le déconfinement, je me suis retrouvée seule pour la première fois depuis deux mois à la maison.

Après avoir réalisé toutes mes activités de la journée, je me suis installée sur la canapé et me suis mise à pleurer.

Impossible de m’arrêter. Je me suis dis que c’était le post confinement qui me faisait relâcher tous ces sentiments, toute cette angoisse, tout ce stress…
Pour me changer les idées j’ai décidé de passer un coup de fil à l’un de mes proches, juste pour discuter un peu, fallait que ça sorte !

Et là, le sentiment de solitude a été encore plus fort. Je ne savais pas qui appeler, j’avais peur de déranger. J’ai à nouveau fondue en larmes sur ce canapé.


On a beaucoup entendu parler du syndrome de la cabane ces derniers jours, justement en rapport avec le début du déconfinement.

Le syndrome de la cabane c’est quoi ?

C’est la peur de sortir d’un endroit après une période de confinement.
Dans notre cas ça peut être la peur d’être contaminé, la peur du retour à la réalité du quotidien, l’envie de garder ce rythme qui s’est avéré être plus en adéquation avec nos besoins et nos envies plutôt que nos obligations sociales et professionnelles.

Bien sur la solitude a pu peser pour beaucoup pendant cette période exceptionnelle ou a pu également avoir l’effet inverse. Certaines personnes ont pris d’avantage de nouvelles de leur proches qu’à leur habitude et ont crée des liens plus forts.

Mais la vraie solitude ? Celle qui nous rend triste, au plus profond de nous ?


Il existe deux sortes de solitude : celle voulue qui sera ponctuelle et qui peut être liée à l’envie de se mettre à l’écart pour un temps et de se concentrer sur un projet ou une activité, et celle subie qui peut durer plus longtemps et qui peut venir d’une exclusion sociale, intentionnelle ou non, de la peur, de l’insatisfaction, etc…

Il existe donc une réelle différence entre le fait d’être seul, et le ressenti de solitude.

Cette solitude peut être ressentie par des personnes ayant plus de sensibilité à ces 3 points :

  1. L’exclusion sociale
    Elle vient d’un manque de connexions à l’autre qui ne serait pas rassasié. Nous avons tous besoin des autres, de rire, de sortir, de discuter, d’enlacer, d’embrasser, d’être compris, de partager…
  2. La résilience
    Il s’agit ici de trouver un moyen de remplacer ce sentiment de manque. Et difficile à remplacer lorsqu’on n’a personne avec qui se changer les idées !
    Cela peut être de trouver une activité, sortir prendre l’air, appeler quelqu’un pour papoter d’autre chose, etc…
  3. La cognition sociale
    C’est la capacité que nous avons à raisonner. Lorsque nous avons des attentes ou représentations mentales qui nous influencent, il peut être très difficile d’y faire face sans ressentir ce sentiment de solitude. Par exemple, en se rendant compte que personne n’a répondu à l’une de nos invitations, on ressent une déception quant à cette absence de réponse. On fini par se dire que personne ne veut nous voir, qu’on se sent seul… Et bla et bla et bla.
    Cela peut avoir sur nous un effet autodestructeur et nous faire entrer dans une sorte de cercle vicieux. Quand on se retrouve à nouveau entouré, on devient méfiant, on parle peu, on ne sourit plus, et donc forcément notre attitude est peu attirante pour les aux autres.

Ce sentiment profond de solitude fini par avoir une grande emprise sur notre façon d’être et la représentation qu’on se fait de soi. On peut devenir introverti, avoir une faible estime de soi, avoir un manque d’assurance, une insatisfaction permanente, de l’irritabilité ou encore être constamment sur la défensive.

Oui mais alors, comment on s’en sort de ce merdier ?

Une des possibilités peut être de suivre une thérapie. Cela peut être apaisé en 10 à 20 semaines selon les personnes et permet de cibler d’avantages les causes de ce sentiment de solitude et d’y travailler par la suite. Si tu te pose des questions à ce sujet, j’en ai parlé dans un article que tu peux retrouver en cliquant ici.

La zoo thérapie ou l’hypnose peuvent également appraiser ce sentiment d’isolement.

La deuxième chose c’est de se dire que personne n’est fait pour être seul. Nous avons tous besoin de reconnaissance, et concrètement on n’est jamais vraiment seul. Même si ce sentiment peut être vraiment présent au fond de nous, et je dis toujours que le meilleur ami qu’on puisse avoir c’est nous-même, on a fondamentalement besoin des autres.

Déjà, la perception de soi est différente de celle des autres. Il faut arrêter de faire ce qu’on n’a pas envie de faire. Il faut écouter son instinct, cette petite voix au fond de nous. Il faut arrêter de fuir et de penser que les problèmes ne nous suivront pas. Il ne tient qu’à nous de tendre la mains aux autres et changer de chemin lorsque cela ne nous convient pas ou plus. Même si le sentiment de solitude peut être plus grand dans ces moments, il fini par passer et laisser de la place pour autre chose.


Après avoir pleuré tout ce temps sur mon canapé, j’ai finalement pris mon téléphone pour appeler ma mère.
Je me suis sentie écoutée, comprise, j’ai ris… Et au final, je me suis tout de suite sentie beaucoup mon seule. 😉

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4 commentaires sur “La solitude

  1. Merci Margaux ! Moi aussi je me suis sentie moins seule et en plus tu ne m’as fait que des compliments ! Tu peux rappeler quand tu veux ! Je t’aime. Bisous.

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  2. Tu le dis très bien, il y a la solitude qu’on choisi et celle qu’on subi.
    Oui, nous avons tous besoin de l’autre, en quelque sorte. Mais il faut savoir ce qu’est réellement ce besoin et ne jamais le confondre avec de la dépendance. La dépendance à l’autre, le fait de ne plus savoir s’en sortir seule, d’être perdue, désemparé, c’est un problème. Le fait de ressentir le manque des gens qu’on aime et d’avoir envie de les retrouver, ça c’est plutôt sain et assez normal, j’ai envie de dire. Chaque relation est tellement différente, l’amour qu’on porte à chacun est différent et ce qu’il nous apporte varie en fonction de chacun aussi.
    Connaître son véritable besoin et la cause de ce sentiment de solitude doit pouvoir nous aider à nous comprendre et à nous accompagner, nous-même d’ailleurs, pour ne plus se sentir si seul. 🙂

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    1. C’est exactement ça. 🙂
      Lorsqu’on arrive à bien se connaître et se comprendre, ce sentiment ne prend plus la même place qu’auparavant. On n’est jamais seul, tant qu’on est là pour s’écouter ! Merci pour ton retour 😉

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