bien-être·lecture

« Comment j’ai arrêté de manger les animaux »

La semaine dernière je te parlais de ce livre qui m’a bouleversé. Celui d’Hugo Clément et qui s’intitule : « comment j’ai arrêté de manger les animaux » (tu peux retrouver l’article juste ici si tu veux 😉 ).

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Il ne m’a pas fait devenir végétarienne comme par magie mais m’a fait comprendre le fonctionnement de ce processus désastreux qu’est l’élevage et la pêche industrielle.

Si tu es en passe de vouloir devenir végétarienne (ou que tu sois végan ou omnivore d’ailleurs), achète ce livre. Il te permettra de mieux comprendre le pourquoi du comment, d’ouvrir les yeux et de te rendre compte de ce qu’une action comme devenir végétarien peut apporter de positif à notre planète.

J’aimerais donc dans ce post, te parler d’avantage de ce livre pour t’expliquer un peu comment ça fonctionne.

  1. Les animaux
    On ne va pas se mentir, ce qu’on inflige à ces pauvres animaux qui nous nourrissent chaque jour est une abomination. On a tous vu tourner ces vidéos sur internet ou au journal télévisé, de vaches vidées encore en vie, de moutons saignés alors qu’ils sont encore vivants ; de porcs tétanisés avant d’être choqués au matador ; de poulets déplumés qui n’ont pour certains plus rien de semblable à un vrai poulet. C’est atroce mais c’est la réalité.

    Les vaches laitières ont également une vie peu imaginable. On les sépare de leur petits dès la naissance pour qu’elles puissent produire plus de lait : environ 8400 litres par an (c’est énoooorme 😱 !).

    Dans ce livre Hugo Clément prend le temps d’expliquer tout ça, car il est allé dans un abattoir… de nuit. Ses descriptions font froid dans le dos et sont d’autant plus insupportables à lire car elles sont très bien décrites, dans les moindres détails. Je ne sais pas si je suis plus sensible à la lecture qu’aux vidéos, mais ces quelques chapitres du livre m’ont carrément mis la nausée. Malheureusement si on veut regarder les choses telles qu’elles sont, il faut en apprendre d’avantage. Comme le dit Hugo : « On ne peut pas aller dans un abattoir et continuer de fermer les yeux, c’est impossible ».

  2. Les chiffres

    Les vaches 🐮300 millions abattues chaque années / séparées de leurs veaux à la naissance / sont envoyées à l’abattoir quand elles ne produisent plus assez de lait (dans les 5 premières années de leur existence sur 20 ans de longévité).

    Les porcs 🐷 1.4 milliards tués chaque année / 95% sont élevés dans des bâtiments sans accès à l’extérieur / abattus dans les 120 à 180 jours après leur naissance (leur espérance de vie est de 15 à 20 ans).

    La volaille 🐔 55 milliards tuées chaque année / 83% des poulets français viennent d’élevage intensifs / abattus la plupart avant 40 jours (espérance de vie de 10 ans).

    Les moutons 🐑 500 millions tués chaque année / subissent pour beaucoup l’abattage rituel sans étourdissement (espérance de vie de 10 à 12, voir 20 ans pour certains).

    Les poissons 🐟 1000 et 25000 milliards tués chaque année / subissent le bycatch (rejetés à la mer morts ou agonisants) / 86% des poissons vendus en supermarchés proviennent de la surpêche

  3. L’impact sur notre planète

    S’il y a bien une partie du livre qui a attirée toute mon attention et qui m’a confortée dans l’idée de ne plus manger de viande ni de poisson, c’est bien celle là. L’impact écologique.

    L’élevage est responsable de 14.5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. ce qui représente un pourcentage plus important que celui du transport et donc de nos avions, bateaux, trains, camions et que toutes nos voitures !
    Mais ces transports y jouent un rôle puisque ce sont eux qui apportent la nourriture à ces animaux et ce sont ces transports qui les amènent aux abattoirs.

    Ce qui est le plus absurde dans tout ça c’est que si on pense qu’un steak va nous apporter les protéines dont nous avons besoin, il faut savoir que si on retrouve des protéines dans la viande, c’est parce qu’avant ça, la vache va manger : des céréales, du soja, des graines, des végétaux, et donc… des protéines !

    Selon une étude, si on gardait seulement 20% des terres agricoles utilisées pour nourrir les animaux destinés à être abattus (70% des terres agricoles mondiale sont utilisées pour l’industrie de la viande et des produits laitiers), nous pourrions nourrir l’humanité. Avec un apport en protéines supérieur à celui que nous apporte la viande.

    En lisant ça, je me suis dis : « mais c’est complétement con«  !

    Il faut également savoir qu’une partie de la déforestation en Amazonie sert à créer des champs de soja, non pas pour les humains, mais pour nourrir ces bêtes qui vont vivre quelques années seulement pour à leur tour être mangées. Rajoutant pour notre planète, les transports liés à l’exportation, et bla, et bla, et bla 😏.

  4. N’oublions pas le poisson !

    Je ne dis pas grand chose sur le poisson parce que j’en mange très peu depuis toujours. Et pourtant c’est triste à voir… cette pêche de masse est tout aussi atroce que de voir un abattoir.

    Les poissons sont pêchés en masse, avec de gros filets, les normes pour les étourdir avant de les tuer (les électrocuter, on va être clair) ne sont quasiment jamais respectées, ils mettent des heures à suffoquer dans ces filets ou sur le pont du bateau, certains sont relâchés à l’eau mais déjà morts (ce qu’on appelle le bycatch).

    Dis toi bien que sur les 31700 à 79270 individus pêchés à la seconde dans nos océans, certaines espèces sont en train de disparaître. En plus des poissons, les oiseaux aussi disparaissent. Eh oui ! Si ces oiseaux se nourrissent exclusivement de poissons mais qu’on les leur prend tous, baaaah, ils finissent par mourir eux aussi.

  5. Un mot sur le bio

    Je ne suis pas naïve au point de me dire que tout est beau dans le bio. Mais je pensais quand même que c’était beaucoup moins pire que ce que je pensais. Du moins pour la viande ou les produits d’origine animale.

    Lorsque j’achète des œufs bio dans un supermarché, je me dis « bah c’est quand même mieux, c’est horrible ce qui se passe pour les autres poules » !

    Dans ce livre j’ai appris que les œufs ou poulets bio proviennent des mêmes abattoirs, les poulets sont tués de la même façon. La seule différence c’est qu’ils peuvent voir le ciel. Il sont effectivement dehors, mais pas dans un joli champs tout vert avec des graines de maïs au sol. Non. Ils sont 11 poulets au mètre carré, c’est à dire qu’ils ont l’espace de 2 feuilles A4, juste pour eux. Le sol est des plus sec, sans herbe, boueux. La plupart sont, dans leur derniers jours d’existence (tués après 3 mois), enfermés dans des cages, dans le noir, pour les faire grossir d’avantage. Ces poulets « bio » représentent 1% de cet élevage, 16% pour le Label Rouge, et 86% pour les poulets en cage.

    Les poules pondeuse subissent le même traitement. Elles sont tuées au bout d’un an et demi, après avoir pondu 300 œufs. Puisqu’elles finissent épuisées de ce calvaire et complètement malades, elles sont vendus à très bas prix, et devines à qui ? Aux pays pauvres, bien sûr ! Ces poules qui ne ressemblent plus à des poules sont vendus à la population la plus pauvre du monde.

    Autre « détail » abominable. Puisque les œufs sont importants dans ce type d’exploitation, on tue les poussins mâles dès leur naissance. Et tu sais comment ? On les gaz, ou on les broie. Voilà.

  6. Ce que l’on peut faire

    L’autre jour mon 💗 Choubi 💗 (qui mange toujours de la viande mais qui a considérablement diminué sa consommation) m’a dit qu’il avait acheté des blancs de poulet pour se faire un sandwich. Il a fait sa mayonnaise maison, mis plein de légumes dedans et juste un blanc de poulet. En le mangeant il s’est dit que finalement ce blanc de poulet n’était pas nécessaire. Ce n’est pas ce qui avait le plus de goût et son sandwich était assez fourni et consistant sans ce morceau de poulet.

    Voilà ce qu’on peut faire aujourd’hui. Chacun à notre échelle, selon ses envies et selon ses valeurs. Aujourd’hui j’aimerais définitivement arrêter de manger de la viande et du poisson. Pourtant je salive encore à l’odeur d’un cordon bleu pané. Je ne suis pas prête à arrêter les produits laitiers tel que les yaourts et le fromage (un jour peut-être 🤷), mais j’ai depuis peu remplacé le lait de vache par du lait de riz (honnêtement il n’y a pas de grande différence, la seule qu’il y est c’est que je participe un peu moins à la souffrance de ces pauvres vaches laitières).

    Ce qui est évident c’est qu’en supprimant la viande de son alimentation il faudra cuisiner d’avantage, ajouter d’autres produits qu’on a peut-être moins l’habitude d’utiliser en cuisine (noix de cajou, lait de coco, herbes aromatiques, graines en tout genre, etc…). Pour m’aider à commencer je m’abonne à certains compte Instagram comme celui de Vegancanteen qui publie des recettes végétariennes et/ou végan et je dois t’avouer qu’elles me font très envie. Je finis par en oublier le cordon bleu de tout à l’heure. Et contrairement à mon idée reçue, la cuisine végétarienne n’est pas ennuyeuse et on ne mange pas que de la salade ! ^^

    On peut se retrouver avec des recettes qui pourraient se rapprocher de nos envies fast-food, mais en bien meilleur ! 👇

    Je dois t’avouer que cet article est un vrai parti pris, je sais bien que chacun est libre de penser ce qu’il veut et de ne pas se laisser influencer. Mais je sais aussi que c’est en lisant, en cherchant, en apprenant qu’on fini par changer les choses. Même si ce n’est pas le végétarisme mais le zéro déchet ou toute autre chose qui atire ta curiosité, alors renseignes toi d’avantage. Il ne tient qu’à toi de faire bouger les choses selon tes propres valeurs (et justement, j’en parle juste ) !

 

On se retrouve tantôt !
Bisou – caresse
logo bisou caresse

 

4 commentaires sur “« Comment j’ai arrêté de manger les animaux »

  1. Coucou 🙂
    Merci pour les détails sur ce livre qui a l’air, effectivement, très instructif et intéressant. Etant donné mon hypersensibilité, je ne sais pas si je serais capable de tout lire, en revanche. Les vidéos qu’on peut voir circuler sur internet, je les évite au maximum, je masque tout. Peut-être que c’est une mauvaise chose, parce que je fuis, mais pour ma santé mentale, j’évite tout ce qui peut engendrer de l’angoisse ahah
    Pour autant, je sais malgré tout que la situation est grave et j’évite vraiment la viande, maintenant, surtout la viande rouge (que j’adorais manger avant) et j’en ai perdu un peu le goût.
    J’espère que ce livre pourra aider beaucoup de gens à prendre conscience de l’importance de réduire sa consommation de viande et que non, ce n’est pas ce qu’il y a de plus « naturel » ou normal comme certains le disent (la chaîne alimentaire blablabla..)

    J'aime

    1. Combien de fois j’ai entendu : « on est des omnivores et les omnivores ca mange de la viande ». Oui d’accord. Mais est-ce qu’on peut pas regarder les choses en face et essayer de faire les choses autrement ? Rien qu’un petit peu ? 🤔
      Je pense que si. Les plus gros mangeurs de viande de mon entourage n’en achète presque plus (même si ce sont les pires choses qu’ils achètent 🙄 : charcuterie, fast food, mergez de supermarché pour les barbecues…). Mais je trouve déjà bien de s’intéresser a ce sujet qui est plus qu’important pour l’avenir de notre écosystème. Êtes rassure toi, je suis incapable de regarder le genre de vidéos dont je parle dans mon article. Le peu de fois où je les ai vus, c’était par inadvertance ! 😖 Merci pour ton avis et ton partage 🙂

      Aimé par 1 personne

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